Le marché locatif montréalais se détend. Le taux d’inoccupation de la région métropolitaine a atteint 2,9 % en octobre 2025, son plus haut niveau depuis 2021, et les loyers demandés reculent légèrement en 2026. Mais la détente est très inégale : elle se joue surtout dans les immeubles neufs et au centre-ville, pendant que les logements abordables restent presque introuvables. Voici comment lire ces chiffres, secteur par secteur, et ce qu’ils changent pour un propriétaire ou un promoteur qui veut louer vite et au bon prix.

Linqimmobilier
Adaptez votre stratégie locative au marché
Linq Immobilier accompagne les développeurs et propriétaires montréalais de la conception à la mise en marché, avec un suivi opérationnel et financier en temps réel.

Découvrir Linq Immobilier

En bref

Table des matières

Où en est le marché locatif montréalais

Pendant quelques années, Montréal a connu un marché très serré : taux d’inoccupation à 1,5 % en 2023, loyers en forte hausse, peu de choix pour les locataires. Le tableau a changé. Selon les indicateurs du logement locatif publiés par l’Observatoire du Grand Montréal, le taux d’inoccupation a atteint 2,9 % en 2025, le sommet depuis 2021.

Un taux de 2,9 % reste loin du confort que connaissent certains marchés, mais il est suffisant pour modifier les rapports de force. Un locataire peut comparer, négocier, attendre. Un propriétaire dont l’unité est mal positionnée le sent en quelques semaines.

La Communauté métropolitaine de Montréal observe aussi que le recul des loyers demandés à Montréal est beaucoup plus limité qu’à Toronto et à Vancouver. Montréal ne s’effondre pas : elle se normalise.

Pourquoi le taux d’inoccupation monte

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) l’explique dans son Rapport sur le marché locatif : à Montréal, l’accroissement de l’offre a fait grimper le taux d’inoccupation malgré l’affaiblissement de la demande. À l’échelle canadienne, les taux ont davantage augmenté là où de nouveaux logements ont été achevés et près des établissements postsecondaires.

Trois mouvements se combinent :

  1. Plus de logements livrés. Selon Les Affaires, qui rapporte le Rapport sur l’offre de logement de la SCHL, les logements locatifs ont représenté 80 % des mises en chantier de 2025 dans la RMR de Montréal, un record.
  2. Une demande plus hésitante. La SCHL évoque le ralentissement de la croissance démographique et l’incertitude macroéconomique.
  3. Un déséquilibre possible à terme. La SCHL prévoit que ces conditions ne dureront pas et que la demande devrait remonter quand l’incertitude se résorbera. Le même rapport relève que la construction de condos est restée à un creux historique.

Pour un promoteur, la leçon est claire : la pression sur la location des immeubles neufs est réelle aujourd’hui, mais la vague de livraisons locatives n’est pas un état permanent.

Les loyers : ce que disent les chiffres officiels

Il faut distinguer trois mesures qui ne disent pas la même chose.

Mesure Chiffre Source
Loyer moyen, tous logements confondus, octobre 2025 1 291 $ SCHL
Loyer moyen au centre-ville, 2025 1 668 $ SCHL, par zone
Loyer demandé, 2 chambres, RMR, 1er trimestre de 2026 1 900 $ (−1,6 % sur un an) Observatoire du Grand Montréal

Le loyer moyen de la SCHL porte sur l’ensemble des logements occupés d’un échantillon de immeubles locatifs. Il inclut donc de nombreux baux anciens, souvent bien en dessous du marché. Le loyer demandé, lui, reflète ce qu’un nouveau locataire se fait annoncer aujourd’hui. L’écart entre les deux est la mesure la plus honnête de la pression sur les prix.

La même note de la CMM indique qu’en 2025, les loyers ont augmenté de 10,6 % en moyenne dans le Grand Montréal, alors que les loyers demandés se stabilisent début 2026. Autrement dit, les hausses se sont surtout produites lors des changements de locataires, et ce phénomène de rattrapage des baux existants pèse sur l’abordabilité même quand les prix affichés cessent de grimper.

Loyer demandé et loyer payé : ne pas les confondre

Si vous établissez un budget ou une projection de revenus, partez toujours du loyer demandé pour une unité à louer, et du loyer payé pour un immeuble existant. Pour les augmentations de baux en cours, les règles québécoises s’appliquent, et nous les expliquons dans notre guide sur l’augmentation de loyer au Québec.

Secteur par secteur : un marché à plusieurs vitesses

Le chiffre régional cache des réalités opposées. Les données de la SCHL par zone pour 2025 montrent des taux d’inoccupation qui vont de 0,7 % à Montréal-Nord à 6,4 % au centre-ville, Longueuil se situant à 1,5 %.

Secteur (SCHL, 2025) Taux d’inoccupation Loyer moyen
Centre-ville 6,4 % 1 668 $
Plateau-Mont-Royal 4,2 % 1 433 $
Longueuil 1,5 % n.d.
Montréal-Nord 0,7 % n.d.

Ce qu’il faut en retenir :

L’emplacement reste le premier moteur de la demande : l’emplacement influence la demande locative par la proximité des transports, des services et des emplois. Un immeuble à distance de marche d’une station de métro ne se loue pas comme un immeuble équivalent en périphérie. Notre article sur la démographie locale pour les promoteurs montre comment adapter la composition des logements au quartier.

Immeubles neufs : le segment le plus exposé

La SCHL constate que les taux d’inoccupation montent surtout là où de nouveaux logements sont achevés. Pour un promoteur, cela veut dire que la période de location initiale, ces premiers mois après la livraison, est le moment où l’écart se creuse entre un projet bien préparé et un autre.

Concrètement, un immeuble neuf qui arrive sur le marché fait face à trois défis :

  1. Un prix de départ à calibrer. Trop haut, les visites s’espacent. Trop bas, vous laissez des revenus sur la table pour toute la durée des baux. Notre guide sur l’utilisation des données de marché pour fixer ses loyers détaille la méthode.
  2. Une identité de projet claire. Dans un secteur où plusieurs immeubles se livrent la même année, le locataire compare des photos, des plans et des visites. Voir les étapes de mise en marché d’un immeuble locatif.
  3. Un rythme de location suivi de près. Chaque mois de vacance se paie. Nous chiffrons cet effet dans l’impact de la vacance locative sur le rendement.

Certains promoteurs adoptent un prix dégressif au lancement pour remplir l’immeuble plus vite, une approche que nous décrivons dans notre article sur la stratégie de prix dégressive. Pour l’ensemble de la démarche, consultez notre guide de stratégie de location d’un projet résidentiel.

Ce que cela change selon votre profil

Si vous êtes promoteur ou constructeur

Le plan de location se prépare avant la livraison. Le marché pardonne moins l’improvisation qu’en 2022 : choisissez le mix de logements selon la démographie du secteur, fixez une fourchette de loyers à partir des loyers demandés réels, et planifiez la campagne avant la fin du chantier. Un gestionnaire associé dès la conception évite bien des corrections tardives, ce que montre notre article sur les avantages d’un partenariat avec le gestionnaire dès la conception.

Si vous êtes propriétaire d’un immeuble existant

Votre risque principal est la vacance entre deux baux et la perte de locataires fiables. Avec plus de choix pour les locataires, la qualité du service et la réponse aux demandes pèsent plus lourd. Voyez nos 3 leviers pour fidéliser vos locataires. Surveillez aussi votre taux d’occupation et votre rentabilité locative avec des indicateurs réguliers.

Si vous êtes investisseur

Un marché plus détendu ne veut pas dire un mauvais marché : il veut dire que les hypothèses de revenus doivent être prudentes. Testez vos projections avec un loyer demandé légèrement inférieur et une période de vacance plus longue, puis vérifiez si l’immeuble tient encore la route. Pour valider une acquisition, le processus d’évaluation d’un immeuble locatif donne le cadre.

Notre point de vue : l’occupation se gagne avant la livraison

Notre point de vue : l'occupation se gagne avant la livraison — overview diagram

Nous gérons des immeubles locatifs pour des propriétaires et des promoteurs de la grande région de Montréal, et notre lecture de ce marché est simple. Quand le taux d’inoccupation était à 1,5 %, presque n’importe quelle unité bien située se louait. À 2,9 %, et à plus de 6 % au centre-ville, le travail de mise en marché redevient un vrai métier.

Ce que nous voyons comme déterminant :

Nous ne prétendons pas prédire où iront les loyers. Nous croyons en revanche qu’un immeuble bien préparé, bien présenté et bien suivi se loue plus vite qu’un autre, dans tous les cycles.

— Fred

Un accompagnement du plan de location à la gestion courante

Si vous livrez un immeuble bientôt ou si vous voulez réduire le temps que vous consacrez à la gestion, Linq Immobilier prend en charge la gestion des locataires, l’entretien, la comptabilité et la mise en marché. Pour les développeurs et constructeurs, notre offre de mise en location clé en main vise à maximiser l’occupation dès la livraison. Le détail de chaque volet se trouve sur la page de nos services de gestion. Nos honoraires dépendent de la taille et des besoins du projet : contactez-nous pour une proposition adaptée.

Comment suivre le marché par vous-même

Trois sources gratuites suffisent pour garder une lecture à jour :

  1. Le Rapport sur le marché locatif de la SCHL, publié chaque année, avec les taux d’inoccupation et les loyers par zone et par type de logement.
  2. L’Observatoire du Grand Montréal, qui publie des notes sur les indicateurs du logement locatif et sur les loyers demandés.
  3. Les loyers affichés dans votre propre secteur, relevés sur 10 à 20 annonces comparables chaque trimestre, pour vérifier que votre prix tient.

Le piège habituel est de se fier au loyer moyen global. Comparez toujours des logements de même taille, dans le même secteur, au même niveau de finition. Et vérifiez le cadre légal avant de modifier un bail : notre synthèse de la réglementation locative au Québec vous aide à ne rien manquer.

Questions fréquentes

Est-ce que le marché locatif de Montréal est en faveur des locataires ?

Il se rééquilibre. Avec un taux d’inoccupation de 2,9 % en 2025 et des loyers demandés en léger recul début 2026, les locataires ont plus de choix qu’en 2023. Ce n’est vrai toutefois que pour certains secteurs et segments : les logements abordables restent très recherchés, avec un taux de 1,2 %.

Quel est le loyer moyen à Montréal ?

Selon la SCHL, le loyer moyen, tous types de logements confondus, était de 1 291 $ en octobre 2025. Un 2 chambres affiché à la location demandait environ 1 900 $ au premier trimestre de 2026 dans la RMR, d’après la CMM. L’écart vient du fait que la moyenne inclut des baux anciens.

Où le taux d’inoccupation est-il le plus élevé ?

Au centre-ville, où la SCHL mesurait 6,4 % en 2025, à cause de la concentration de nouveaux immeubles. Le Plateau-Mont-Royal affichait 4,2 %, alors que Montréal-Nord était à 0,7 % et Longueuil à 1,5 %.

Faut-il baisser ses loyers pour louer un immeuble neuf ?

Pas toujours. Il faut d’abord comparer votre prix aux loyers demandés réels pour des logements équivalents dans le même secteur. Si les visites se multiplient sans bail signé, un ajustement ou une stratégie de prix dégressive peut être plus efficace qu’une baisse générale.

Sources

Recommandations

🏢
Assistant LINQ Immobilier
En ligne — réponse immédiate

Je suis ici pour vous aider. Vous êtes :

Propriétaires · 12 logements et +

Tanné de payer un % de vos loyers?

50 $/porte par mois
peu importe le loyer

Exemple : 12 logements à 1 750 $/mois

Gestionnaire à 6 %1 260 $par mois
vs
LINQ 50 · 12 × 50 $600 $par mois
Vous économisez 7 920 $ par année
Voir le forfait LINQ 50 →

Aucun engagement · Laval · Laurentides · Lanaudière

ou appelez-nous : 438 538-7559

Ouverts pendant les vacances! ☀️

Notre équipe reste disponible — pour visiter un de nos projets en location ou discuter de nos différents services !