L’inspection d’entrée logement, ou état des lieux, est le document écrit et contradictoire qui décrit l’état réel du logement au moment de la remise des clés : locataire et propriétaire le signent ensemble, et il sert de référence légale pour toute la durée du bail. Dès la visite, vérifiez chaque pièce, photographiez les défauts et relevez les compteurs. Ne signez jamais un document qui omet une anomalie constatée sur place.
En bref:
- La vérification pièce par pièce doit suivre une méthode rigoureuse, incluant tests de robinetterie, prises électriques et état des électroménagers, pour éviter toute omission.
- Le préavis pour une visite doit clairement préciser le motif, la date et l’heure, sauf en cas d’urgence justifiée par une situation réelle comme une fuite d’eau ou un incendie.
- Lors de l’état des lieux d’entrée, il est essentiel de photographier chaque défaut avec horodatage et de conserver tous les documents et échanges pour pouvoir agir en cas de litige.
- Le relevé 31, document fiscal annuel, doit être transmis au locataire avant fin février, sous peine de pénalités, pour bénéficier des avantages fiscaux liés à la location.
- En cas de désaccord, il est conseillé de rassembler toutes preuves, comme photos horodatées et échanges écrits, et de faire appel au Tribunal administratif du logement si nécessaire.
Table des matières
- Que vérifier pièce par pièce lors de l’inspection d’entrée logement ?
- Quel préavis et quelles heures d’accès pour visiter un logement ?
- Comment se déroule l’état des lieux d’entrée, étape par étape ?
- Relevé 31 : à ne pas confondre avec l’état des lieux
- Que faire en cas de désaccord sur l’état des lieux ?
- Ce que la gestion professionnelle change vraiment
- Sécuriser vos états des lieux avec Linqimmobilier
- Ressources officielles pour aller plus loin
- Sources
Que vérifier pièce par pièce lors de l’inspection d’entrée logement ?
Un état des lieux fiable ne se limite pas à un coup d’œil rapide dans chaque pièce. Il exige une méthode : passer d’une surface à l’autre, dans le même ordre chaque fois, pour ne rien oublier.
Commencez par les murs, plafonds et sols, en notant chaque tache, fissure ou trace d’humidité. Poursuivez avec les éléments techniques : prises électriques, interrupteurs, portes et fenêtres (fermeture, étanchéité, serrures), puis les sanitaires et électroménagers fournis avec le logement.
- Testez chaque robinet, chasse d’eau et prise électrique directement sur place, pas seulement à l’œil.
- Photographiez tout défaut avec un horodatage visible (date automatique du téléphone ou papier daté dans le cadre).
- Relevez les compteurs d’électricité, de gaz ou d’eau chaude si le logement en possèd’une individuelle.
- Faites l’inventaire des clés remises (porte principale, boîte postale, cabanon, stationnement) et des accessoires (télécommandes, cartes d’accès).
- Vérifiez l’état des électroménagers fournis (réfrigérateur, cuisinière, laveuse) et notez tout bruit ou dysfonctionnement.
La SCHL recommande aux locataires de conserver une copie complète de ces relevés et photos, séparément du bail, pour pouvoir les produire rapidement en cas de désaccord futur.
Conseil de pro : prenez une photo large de chaque pièce avant les gros plans sur les défauts. Cela permet de replacer chaque anomalie dans son contexte si le propriétaire conteste l’ampleur du problème six mois plus tard.
Quel préavis et quelles heures d’accès pour visiter un logement ?
Le propriétaire n’entre pas chez vous quand il le souhaite, même pour une inspection légitime. Le Tribunal administratif du logement précise qu’un avis préalable raisonnable est requis avant toute visite, et que cet avis doit préciser le motif, la date et l’heure proposée.
Les plages horaires usuelles se situent généralement entre 9 h et 21 h, en semaine comme les fins de semaine, sauf entente contraire entre les parties. Educ’Aloi rappelle que le locataire peut refuser une heure qui ne lui convient pas et proposer un autre moment, tant que cela reste raisonnable.
- Le propriétaire ou son mandataire : doit respecter le préavis et le motif (réparation, visite d’un futur locataire ou acheteur, vérification d’état).
- Un inspecteur municipal : intervient dans un cadre réglementaire distinct, souvent avec un avis administratif propre à la municipalité.
- Une urgence réelle (fuite d’eau, incendie, risque pour la sécurité) : l’accès immédiat est justifié, sans préavis, mais seulement pour ce motif précis.
Un accès hors de ces règles constitue une atteinte au droit de jouissance paisible du logement, et le locataire peut le signaler.
Comment se déroule l’état des lieux d’entrée, étape par étape ?
Un état des lieux bien mené suit un rythme précis : avant, pendant, après.
- Avant la visite : fixez un rendez-vous à une heure où la lumière naturelle permet de bien voir les défauts, demandez le formulaire d’état des lieux si le propriétaire en fournit un, et chargez votre téléphone pour prendre des photos.
- Pendant l’inspection : testez chaque robinet, interrupteur et appareil fourni, notez immédiatement chaque anomalie sur le formulaire plutôt que de vous fier à votre mémoire, et remplissez le document en présence des deux parties.
- À la signature : les deux parties signent deux exemplaires identiques, un pour chacune, daté du jour de la remise des clés.
- Après la visite : conservez le document signé, les photos et tout échange écrit dans un dossier accessible. Ce dossier devient votre seule preuve en cas de désaccord ultérieur.
Conseil de pro : si un défaut apparaît après coup, dans les premiers jours, vous disposez généralement d’un court délai pour demander une correction au document. Agissez vite : plus le temps passe, plus il devient difficile de prouver que le défaut existait déjà à votre arrivée.
Relevé 31 : à ne pas confondre avec l’état des lieux

L’état des lieux prouve l’état physique du logement. Le relevé 31 fait autre chose : c’est un feuillet fiscal que le propriétaire doit produire pour tout logement occupé au 31 décembre, et qui conditionne l’accès du locataire au crédit d’impôt pour solidarité.
Revenu Québec précise que ce document doit être transmis au locataire au plus tard le dernier jour de février de l’année suivant l’occupation. Un propriétaire qui néglige cette obligation s’expose à des pénalités, et le locataire risque de perdre un avantage fiscal auquel il a droit.
Ne pas recevoir son relevé 31 à temps n’est pas un simple oubli administratif : cela peut priver directement le locataire d’un crédit d’impôt auquel il est admissible pour l’année d’imposition concernée.
Si vous n’avez rien reçu fin février, contactez d’abord votre propriétaire par écrit. Sans réponse dans un délai raisonnable, adressez-vous à Revenu Québec directement, qui dispose de ses propres mécanismes pour faire respecter cette obligation.
Que faire en cas de désaccord sur l’état des lieux ?
Un différend sur l’état des lieux se règle presque toujours plus facilement avec des preuves solides qu’avec de la bonne volonté seule. Un locataire dispose généralement d’un délai de 10 jours après la signature pour demander une modification du document s’il constate une omission.
Rassemblez ce qu’il vous faut avant d’agir :
- Vos photos horodatées prises le jour de l’inspection.
- Tous les échanges écrits (courriels, messages texte) avec le propriétaire ou son mandataire.
- Les deux exemplaires signés de l’état des lieux.
La démarche recommandée suit un ordre logique : d’abord une mise en demeure écrite exposant clairement le désaccord, puis une tentative de conciliation. Si rien n’aboutit, le Tribunal administratif du logement reste le recours final pour trancher le litige entre les parties.
Ce que la gestion professionnelle change vraiment

La plupart des litiges sur l’état des lieux ne naissent pas d’un mensonge, mais d’un oubli : une photo non prise, un compteur non relevé, un document signé trop vite pour respecter un horaire serré. C’est là que la rigueur d’un gestionnaire structuré fait une différence concrète.
Chez Linqimmobilier, chaque état des lieux passe par une plateforme centralisée qui archive photos et relevés au même endroit que le dossier de l’immeuble. En cas de contestation, la preuve existe déjà, horodatée et accessible, sans fouiller un tiroir six mois plus tard. Un service d’urgence disponible en continu limite aussi l’escalade : un problème signalé rapidement se règle avant de devenir un conflit formel.
— Fred
Sécuriser vos états des lieux avec Linqimmobilier
Linqimmobilier est l’alternative à la gestion artisanale des états des lieux pour les propriétaires d’immeubles locatifs de la région métropolitaine : chaque inspection, chaque photo et chaque relevé de compteur atterrissent dans un dossier numérique unique, consultable en temps réel, plutôt que dans des courriels dispersés ou des feuilles volantes.

Cette centralisation change concrètement la donne le jour où un litige survient : plus besoin de reconstituer un historique, la preuve est déjà classée et datée. Notre plateforme de gestion locative couvre aussi la qualification des locataires et la coordination des emménagements, avec un service d’urgence disponible en tout temps pour éviter qu’un problème mineur ne s’aggrave faute de réponse rapide. Pour les développeurs qui livrent un immeuble neuf, ce même système accompagne la mise en marché dès les premières unités louées. Demandez une démonstration de la plateforme sur Linqimmobilier pour voir comment un mandat de gestion structuré sécurise vos états des lieux dès la première visite.
Ressources officielles pour aller plus loin
Pour vérifier vos droits ou produire vos documents, consultez directement les sources officielles. Le Tribunal administratif du logement détaille les règles de préavis et d’accès. Revenu Québec explique la production et la transmission du relevé 31. La Ville de Montréal décrit le déroulé des inspections municipales, et la SCHL propose une checklist pratique pour les locataires qui préparent leur propre inspection.
Sources
- TAL — Accès au logement et visite – Gouvernement du Québec
- Inspection d’un logement locatif : à quoi s’attendre — Ville de Montréal
- Obligations relatives au relevé 31 — Revenu Québec
- Inspections — CMHC